Un monde d’acteurs

UN MONDE D’ACTEURS

 

 

Un monde d’acteurs. C’est la réflexion que je me fais quand j’essaie de comprendre pourquoi notre planète va si mal. Elle a été livrée en pâture aux professionnels de la communication et de la simulation.

Le markéting, la politique, les médias, les entreprises, les sciences, la médecine, l’armée, le sport, tout est devenu spectacle et mensonge. Et c’est de notre faute !

Nous nous sommes laissé dominer par une de nos inventions, la télévision. Depuis qu’elle existe, tout s’apparente à un show entrecoupé de scénettes où on vous vante les vertus de produits, la plupart du temps, inutiles.

Dans ce contexte, celui qui simule le mieux est roi. Autrement dit, on a propulsé le mensonge sur le trône du pouvoir. Il suffit de s’intéresser à la politique pour s’en convaincre. Qui d’entre vous peut affirmer que son candidat favori est sincère ? Qu’il ne joue pas un rôle ? Personne. Et c’est d’une logique sans faille quand on sait que chaque homme politique est entouré de conseillers en communication et répète ses spectacles, pardon, ses meetings comme celui qui apparait sur la photo.

un monde d'acteurs
Hitler acteur

Certes, tous ne deviennent pas des tyrans déclarés et nous savons pourquoi depuis que nous avons cerné l’idée que nos démocraties sont des paravents parfaits pour exercer un pouvoir sans limite insoupçonnable. Mais l’héritage de cette créature demeure présent à tous les niveaux de nos sociétés. Celui qui joue le mieux, réussit.

La simulation d’un soi a été portée aux nues de l’ascension sociale au point qu’il est difficile de connaître réellement son interlocuteur. Internet n’a pas simplifié les choses. Si vous utilisez des réseaux sociaux, et si vous conservez un certain sens critique, vous devez être étonnés par le nombre de personnes qui s’inventent une vie sur la toile numérique, piégés qu’ils sont par leurs propres mensonges.

La Bible exprime parfaitement cette tendance du naïf à croire l’acteur plutôt que l’homme sincère. J’ai déjà cité ici plusieurs fois Absalom, le fils de David. Il est l’archétype de l’homme-acteur démagogue qui gangrène toutes les strates de nos sociétés actuelles. Mais comme tous ceux qui parviennent au pouvoir, il exprime sa véritable personnalité une fois qu’il atteint son objectif ultime.

Dans la Torah, il existe un autre acteur célèbre que j’ai aussi maintes fois cité, Esaü, Essav pour les hébraïsants. Le frère de Jacob montre une force étonnante aux gens qui l’entourent. Néanmoins, à l’intérieur, c’est un être fragile et dépressif. Quand il manifeste cette faiblesse, il devient Edom, le rouge, celui qui est capable de vendre ses responsabilités de porteur de la Torah (et son droit d’ainesse) pour un simple plat de lentilles, signifiant au passage, que sa volonté ne dépasse pas vraiment l’heure du repas.

Bien sûr, vous aurez compris la métaphore. Le moment de manger est très révélateur de la personne intime et du serpent qui l’habite. Puisque notre âme est double ou, disons plutôt, puisque nous possédons deux âmes aux objectifs différents, l’instant du repas devient le temps propice pour savoir qui domine l’autre. Mais ce n’est pas aussi simple car une puissante âme-serpent peut, certes, être « archi-visible » derrière le goinfre mais elle peut très bien simuler l’ascétisme. Cela signifie qu’une âme-serpent peut parfaitement jouer le rôle de l’âme-céleste. L’inverse est beaucoup moins vrai. Ceci explique pourquoi autant de parodies d’humains ont pu se cacher derrière le masque violacé du pouvoir vaticane.

Pourquoi est-ce un problème ?

Tout est une question de confiance.

Comment faire confiance à quelqu’un qui fait passer son estomac avant tout le reste ? Pardonnez-moi (ou pas) si je ne fais pas dans le politiquement correct mais les États-Unis ne sont pas habités par 70% de gens qui ont des problèmes hormonaux… Ce pays a mis en avant une société où la réussite est le paramètre numéro 1 de la reconnaissance sociale. Elle a donc mis en exergue un système où l’appétit du serpent est exacerbé. Un appétit sans limite faisant croitre autant les egos que les tailles de slips en rajoutant autant de X qu’il est possible d’en écrire sur des étiquettes surdimensionnées.

Curieusement, l’âme-serpent qui parvient à ses objectifs, devenir milliardaire, est rarement obèse, comme si son appétit se manifestait différemment, par l’exercice d’un pouvoir lié au fait d’amasser des richesses tout comme on peut amasser du gras.

N’en doutez pas, et surtout, ne tombez pas dans le panneau, il s’agit bien de la même chose.

Dans le lIVRE, la véritable Création du monde, passée la stupeur d’explorer une matrice dans Eden, il y avait une expression étonnante décrivant 4 fleuves alimentant le jardin. Sur l’un de ces fleuves, on convoyait de l’or et le texte révélait que « l’or de ce pays-là était bon » en dévoilant ainsi qu’il en existait des mauvais. Cet « or bon » était hormonal, il permettait l’alimentation du fœtus en attendant que le placenta joue pleinement son rôle. Alors, quel était l’or mauvais ?

Pour tout dire, il n’y en a pas. Ce qui se joue ici, c’est un problème de mesure face à l’excès. Il y a beaucoup de rêves de pouvoir derrière chaque calorie de gras stocké. Le gras est un or qui peut devenir mauvais alors que dans sa valeur originelle, il est une ressource vitale.

Cela me permet de revenir au mensonge absolu qui règne dans nos sociétés évoluées. L’idéologue, l’humaniste, le philosophe, le scientifique, le religieux, le politique et j’en oublie des tas d’autres, ont acquis des capacités théâtrales pour mieux se nourrir et s’engraisser. Le tout est de savoir convaincre les masses laborieuses d’acheter leurs bouquins, leurs produits ou leurs idées. Dans ce registre, je préfère les deux premiers de très loin car, au moins, les choses sont claires. Par contre, méfiez-vous de celui qui vend une idée et rappelez-vous toujours que ceux qui « interdisaient d’interdire » en mai 68 sont les censeurs (ou les pédophiles) d’aujourd’hui…

Le véritable idéologue n’existe pas et tous ceux qui se déclarent comme tels sont des charlatans. Quand vous crevez le premier voile du politiquement correct, vous serez toujours confrontés à l’intérêt sous-jacent mais non-déclaré d’accumuler des richesses supplémentaires ou du prestige, voire, les deux.

Il est loin le temps où les rouages monarchiques se méfiaient des acteurs comme de la peste.

Même les différents judaïsmes orthodoxes n’échappent pas à l’emprise du grand simulateur en plaçant à leurs têtes des gens qui semblent moins se remplir de Torah que de calories et je peux vous assurer qu’il est difficile de faire les deux à la fois.

Un problème de confiance disais-je…

L’âme-serpent possède ce puissant instinct de vie indispensable à notre âme-céleste pour réapprendre sa fonction et acquérir sa pérennité mais si nous ne la maîtrisons pas, nous serons comme Attila, après notre passage, l’herbe ne repoussera pas. Je n’invente rien.

11 Dieu dit: « Que la terre produise des végétaux, savoir: des herbes renfermant une semence; des arbres fruitiers portant, selon leur espèce, un fruit qui perpétue sa semence sur la terre. » Et cela s’accomplit.

JRB le 24/05/2018

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