Qui est Dieu ?

QUI EST DIEU ?

 

Qui est Dieu ?

Qui est Dieu ?
Plafond de la chapelle Sixtine

L’histoire du monde a en grande partie pris racine autour de cette question. On ne compte plus les conflits faisant et défaisant des géopolitiques éphémères au nom d’un Dieu unique, d’une kyrielle d’idoles ou d’un Dieu unique pas si unique que cela. Mais qui est Dieu, bon sang ? Dieu existe t il vraiment ?

Le problème, c’est qu’on est toujours au même point. Et personne n’a vraiment proposé le schéma cohérent d’un univers avec lequel Dieu communique d’une façon ou d’une autre.

Dans un article précédent, j’avais proposé une image pour montrer « comment il faut s’imaginer » la chose. J’avais choisi celle de la grossesse qui me semble la plus pertinente.

UN UNIVERS AMNIOTIQUE

Dans cet exemple, Dieu n’est pas au-dessus de nous, dans un hypothétique paradis vaporeux mais autour, tel un cocon. Et puis, vous avouerez quand même… Dire que Dieu est au-dessus de nous sur une Terre ronde, c’est aussi affirmer qu’il est en dessous pour les résidents des antipodes…

A l’époque, je vous avais demandé de vous imaginer comme ce Dieu-maman en phase de gestation. L’Être-Unique part d’une cellule germinale pour la multiplier à l’infini au point que les cellules filles, après plusieurs générations, se sont spécialisées pour devenir, soit des cellules nerveuses, soit des cellules musculaires ou encore des cellules de l’intestin etc etc…

La poche amniotique représentait notre univers, dans lequel une énergie permanente est introduite afin de soutenir son accroissement et son évolution. Une barrière sépare ce qui est « en haut » de ce qui est « en bas » jouant ainsi le rôle d’un placenta filtrant.

Comme pour toute grossesse, il existe un délai de gestation après lequel on assiste à la naissance d’un nouvel être. Les conditions sont les mêmes.

Voici pour la description générale du processus et de notre place au sein de celui-ci. Dieu n’est donc pas un être à part de l’homme-fait (homme et femme) mais  l’homme fait partie de Dieu comme une cellule fait partie d’un corps.

Bien sûr, tout ceci se passe au niveau énergétique. La contingence du corps et de la matière n’est qu’une façon de ralentir un processus afin d’obtenir un délai de réparation de l’âme humaine. Mais ce délai n’est pas éternel au contraire de l’Être duquel nous avons été séparés.

MAIS DANS QUEL BUT ?

Nous allons faire de l’exercice. Observez votre main, la droite, par exemple, si vous êtes droitier. Elle est composée de plusieurs types de cellules, musculaires, osseuses, nerveuses, dermiques… Elles sont organisées de telles manières à former cet outil fantastique qu’est la main.

Pliez votre pouce. Aucun problème. Faites de même avec l’index et vous observez que le majeur est entraîné légèrement à sa suite. Il faut un effort de concentration pour le faire revenir en place afin de ne garder que l’index courbé. Si vous pliez le majeur, l’index reste immobile mais l’annulaire entame un mouvement automatique. Curieusement, lorsque vous faites de même avec ce dernier, il influence peu ses voisins. Enfin, l’auriculaire oblige l’annulaire à se plier à sa suite. Maintenant, si vous êtes droitiers, essayez le même exercice avec la main gauche, aïe, ça coince un peu, mais on y arrive.

Pourquoi cet exercice élémentaire ? Quel est le rapport avec Dieu ?

Je tenais à vous montrer que tout était interconnecté. Parfois, sans entrainement ni condition de souplesse exceptionnelle, nous ne réalisons pas forcément ce que notre volonté exige et cela demande un effort particulier de parvenir à contrôler simplement sa main.

Mais surtout, essayez seulement d’imaginer ce que ces gestes tous bêtes mettent en jeu comme dispositifs pour que cela fonctionne. C’est extrêmement complexe sans oublier que tout prend racine dans un cerveau dont le niveau d’interaction est proprement inouï.

Le moindre de nos mouvements est représentatif de notre liaison à Dieu. Il met en évidence que le simple fait de se gratter le nez démontre une capacité de coordination mettant en œuvre des cellules qui n’ont en apparence rien à voir entre elles. Mais cela fonctionne.

Mais, même à ce stade, il existe un autre paramètre fondamental qu’on n’inclut pas forcément dans l’équation, la conscience.

Dans l’exercice précédent, je vous ai demandé d’agir en observant. J’ai donc requis votre attention particulière et activé votre conscience. Croyez-le ou pas mais une part de votre âme « céleste » s’est trouvée mobilisée à cet instant précis un peu comme si vous obéissiez à un rituel religieux. Le moment où elle a été la plus sollicitée, c’est lorsque vous avez fait un effort de volonté pour contrecarrer les mouvements automatiques des doigts que vous ne désiriez pas contrôler.

Cela a tout à voir avec nos missions terrestres. Toute la difficulté réside dans le diagnostic de la volonté. Je m’explique. Si vous avez lu certains articles, vous savez que nous disposons de deux âmes, une, céleste, dont l’origine est extra-universelle et l’autre, terrestre, qui puise ses ressources dans le symbolisme du serpent et que nous pouvons matérialiser sous la forme d’un système digestif complet. Dans la plupart des religions, ces deux principes sont ennemis et opposés et ceci est absurde car il met en évidence une perversité divine à vouloir placer l’homme dans des conditions impossibles, un peu comme si, demain, vous décidiez que vos deux mains deviennent des ennemies jurées l’une de l’autre. Absurde, disais-je, ou témoignage d’une psychose grave.

Dans un monde « parfait », les deux âmes travaillent conjointement à s’améliorer l’une et l’autre par l’apport de leurs qualités respectives. Mais comme vous le savez déjà, nous ne vivons pas dans un monde parfait et nos deux âmes suivent leurs propres chemins en ayant une fâcheuse tendance au phagocytage en annihilant la volonté de l’autre.

Mais une volonté peut imiter l’autre pour parfaire l’illusion et devenir un simulacre destiné à ceux qui regardent. C’est ce que j’évoquais dans l’article précédent quand j’affirmais que ce monde a été livré en pâture aux acteurs en tous genres.

La seule façon de connaître la réalité sur l’origine de la volonté exercée, c’est d’être un flic de l’âme en cherchant à qui profite le crime. Est-ce au serpent qui est en vous ? Est-ce au dévot qui se nourrit de retrait du monde et d’eau fraîche ?

Vous l’aurez deviné. Vous devenez un humain authentique quand vous n’arrivez pas à déterminer la source de votre volonté et quand, tout à coup, cette origine devient voilée ou encore quand vos deux mains sont absolument nécessaires l’une à l’autre dans la réalisation d’un projet. Votre serpent est au service de votre conscience et vice versa. Si par malheur, et cela vous arrivera plus d’une fois dans votre vie, vous niez l’une ou l’autre de ces énergies, vous tomberez dans l’esclavage et vous ne serez pas heureux dans ces moment-là. Une vie sans spiritualité et une spiritualité sans vie sont totalement hors de propos dans le projet divin. Toute la difficulté tient dans l’équilibre et dans la capacité de chacun à s’auto-diagnostiquer pour permettre un retour aux sources quand un excès se manifeste dans un sens ou dans l’autre.

Ceci est le véritable sens de l’esclavage des Hébreux dans le Livre de l’Exode. Certes, il y eut un temps où ils étaient opprimés mais ce moment fut limité sinon, comment interpréter le fait qu’après le passage de la Mer Rouge (des joncs, Yam souf), le peuple passa son temps à réclamer son retour en Égypte ? Si vous étiez un prisonnier du bagne de Cayenne, vous souhaiteriez y retourner parce que vous y trouviez de l’eau ?

Soyons sérieux deux secondes s’il vous plait.

L’esclavage et l’exil sont deux maux de l’humanité et cela ne concerne pas forcément la condition caricaturale du travailleur forcé mais bien plus, les chaînes avec lesquelles nous entravons nos âmes.

De façon plus terre à terre, dans le texte lui-même, nous retrouvons un mode d’emploi de chacune des volontés humaines.

Quand le serpent agit en priorité, cela donne ceci :

6 La femme jugea que l’arbre était bon comme nourriture, qu’il était attrayant à la vue et précieux pour l’intelligence; elle cueillit de son fruit et en mangea; puis en donna à son époux, et il mangea.

Je vous montre ici un autre aspect de ce verset que j’ai déjà cité plusieurs fois par ailleurs. Ceci est la « soi-disant faute d’Éden ». Dans ce cas, pauvre de nous, car combien sommes-nous à ingurgiter de la nourriture sans conscience de façon quasi automatique ? Et vous remarquerez une chose importante sur la puissance de l’âme serpent. Elle est capable d’entraîner l’âme céleste dans sa suite sans aucune opposition, surtout à ce stade du récit. Ceux qui ont lu « LE lIVRE, la véritable Création du monde » savent déjà qu’ici, il n’existe qu’un seul humain composé de sa partie féminine et masculine. Or, de façon quasi universelle, le féminin représente la matérialité et le masculin la spiritualité.

Ce verset veut simplement dire que l’âme céleste est dépendante des informations qu’elle reçoit or, celles-ci, lui sont communiquées par un corps puissant habité par une autre volonté bien mieux adaptée, l’âme serpent.

Si la volonté masculine avait pris le dessus, elle n’aurait pas mangé du tout, absorbée qu’elle était par ses besoins d’absolu.

Quand l’homme est réparé, le registre change :

22 L’Éternel-Dieu dit: « Voici l’homme devenu comme l’un de nous, en ce qu’il connait le bien et le mal. Et maintenant, il pourrait étendre sa main et cueillir aussi du fruit de l’arbre de vie; il en mangerait, et vivrait à jamais.« 

Le jeu en vaut vraiment la chandelle. Il en va de votre pérennité à tous. Dans ce cas, au verset 22, un élément diffère. L’homme étend sa main pour cueillir. Ce n’était pas le cas auparavant, pourquoi ?

Il a fait rentrer de la conscience dans son geste. Il a exercé une volonté pour se mouvoir dans un but précis qui est celui de cueillir et non de manger. Il a fait rentrer une part de spiritualité dans un acte totalement terrestre. Il a réconcilié le ciel et la terre, le serpent et la conscience dans un but commun, celui de nourrir l’une et l’autre de ses énergies et la conséquence, c’est qu’il est devenu aussi un savant du bien et du mal et non un savant du bien ou un savant du mal.

Mais nous sommes encore loin de cet objectif, pour l’instant, c’est l’acteur s’empiffrant qui domine ce monde et si vous voulez un bon curseur pour savoir quelle âme travaille le plus chez vous, tentez d’évaluer votre volonté réelle et vous aurez la réponse à vos questions à condition que vous décidiez de rester les yeux ouverts.

Si c’est votre faim qui vous guide, maintenant vous savez.

Si c’est votre désir de vous isoler, désormais, vous savez aussi.

Alors, qui est Dieu ?

C’est l’être parfait qui s’équilibre entre son masculin (YHWH) et son féminin (Élohim). Un être complet.

JRB LE 26/05/2018

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