RÉPARATION 4 : L’Ego

LE MONDE DE LA RÉPARATION 4 :

L’Ego

 

l'ego
Le miroir et le serpent, symbole du sénat français

Ah ! L’ego!

Ne nous mentons pas. Nous sommes entièrement responsables de notre condition humaine mais j’avoue, certains sont plus responsables que d’autres. Pour un Hitler ou un Staline, la destinée du monde a changé radicalement. Toutes les créatures naissent avec des appétits féroces mais la force de l’expérience et de la prise de conscience de soi, permet de contrôler une partie de cet appétit pour devenir une personne normale et sensée.

Toutefois, si les conditions sont réunies, l’enfance accouche d’un monstre insatiable dont l’appétit se reporte sur autre chose que la nourriture : le pouvoir.

A l’origine de ce phénomène, on retrouve souvent le besoin de reconnaissance tel celui de l’enfant avec ses parents. Si le rejeton a l’excuse de la construction de sa personnalité, il en va tout autrement de l’adulte dont un des devoirs est d’apprendre ses limites.

Mais, dans de nombreux cas, ce processus d’apprentissage échoue et exceptionnellement, il prend une tournure catastrophique. Dans le monde de la réparation à venir, l’homme authentique sera très attentif à ce phénomène car il saura qu’un ego sur ou sous dimensionné est souvent le symptôme d’une âme mourante voire carrément éteinte.

Or, il ne vous aura pas échappé que la réparation de l’âme passe par la réparation de l’Homme.

Ici, nous verrons aussi que l’âme possède aussi son ego propre et que d’autres symptômes trahissent son dysfonctionnement. Pour l’instant, nous nous cantonnerons à celui qui détermine notre appétit terrestre, le serpent.

Si vous êtes assidus de la Torah et que vous parvenez sur ce site, vous serez surpris par mes propos. J’affirme sans détour que la Torah ne décrit pas un serpent diabolique ou une entité démoniaque. Dans Eden, le serpent n’est ni plus, ni moins que notre système digestif.

Tout le reste n’est qu’un décorum destiné à imposer le prêtre comme un médecin traitant du mal et à le rendre indispensable aux yeux de tous. En vérité, le serpent digestif est à la fois une bénédiction et une malédiction. Il est le mal et le médicament de l’âme en même temps. S’il est bien géré, il est le témoin d’un être équilibré.

Posez-vous cette question simple.

Pourquoi un Dieu omniscient et parfait crée-t-il un espace de vie terrestre pour l’homme ? Ne pouvait-il pas mener à bien son projet dans un monde transcendant ? Sans passer par la matière, le temps et toute la souffrance qui y est associée ?

Si vous répondez que c’est pour tester notre foi, vous faîtes fausse route à moins d’admettre que Dieu soit un pervers aimant observer l’échec en série générations après générations. Par contre, si vous avez compris qu’en créant une casquette « Elohim », Dieu apparait comme un pragmatique qui réunit les conditions pour favoriser la prise de conscience de soi-même, alors vous savez désormais qu’il faut attendre quelque chose de notre serpent et donc, par extension, de l’ensemble de notre corps.

Certes, c’est notre appétit qui détruit actuellement cette planète à la vitesse de l’éclair. Mais c’est aussi notre serpent  qui nous fournit une capacité basique : l’instinct de vie. Même si vous avez décidé de vivre d’amour et d’eau fraîche, vous n’échapperez pas  au rappel à l’ordre de votre estomac.

Je vais même aller plus loin.

Votre propre cerveau est bâti pour se mettre à la disposition de votre système digestif. Au cours des âges, il est devenu plus performant dans le seul but de rendre plus efficace la recherche de nourriture.

Allons encore plus loin.

Le serpent possède sa propre âme, sa propre énergie spécifique.

La Torah est formelle à ce sujet. Un être humain authentique possède deux âmes qui ne s’aiment pas beaucoup, d’ailleurs.

Car si le serpent est une ode à la vie à tous prix, l’âme céleste n’aspire qu’à quitter ce monde pénible. Elle, ne rêve que de contemplation et de solitude.

Comme je suis moi-même un pragmatique, je me suis donc posé la question de savoir où peuvent siéger ces énergies particulières.

Pour le serpent, c’est facile, il est ancré dans le tronc cérébral. Il est si vital qu’une seule lésion entraîne la mort du corps tout entier.

Mais l’âme, cette chère âme que les religieux encensent comme le nec plus ultra de la recherche personnelle, où est-elle ?

Je l’ai expliqué dans le lIVRE, elle se situe non loin du serpent, dans une zone particulièrement dangereuse, le système limbique.

D’un côté, une énergie puissante siège dans une zone où tous les automatismes corporels sont contrôlés et de l’autre, une énergie en soins intensifs s’installe dans la zone des émotions et du relationnel social. C’est un peu plus complexe mais l’idée est là.

A ce stade, je vais vous révéler un grand secret que je ne vais pas spécialement argumenter. Un des objectifs de l’homme est de parvenir à faire fusionner ces énergies de façon à ce que chacune des deux apporte le meilleur dans le trousseau de mariage. Comment y parvient-on ? En faisant en sorte qu’une spiritualité soit terrestre et non exclusivement céleste. Quand une religion affirme « mon royaume n’est pas de ce monde », elle se trompe lourdement et irrémédiablement. Le royaume de Dieu a tout à voir avec ce monde et sachez bien que ce n’est pas dans un royaume céleste que l’âme parvient à sa solution, c’est ici et ce monde a été créé pour cela.

Si nous revenons au sujet de départ sur la place de l’ego dans la réparation du monde, j’affirme que la résolution de notre problème d’ego a tout à voir avec la réparation de ce monde. Comment est-ce possible ?

La construction de l’âme humaine est la priorité parentale numéro 1. En cela, la maîtrise de l’arbre de la science du bien et du mal est fondamentale et je vous donne un exemple concret.

Imaginons une société où tout doit être accessible à l’enfant et que le refus de céder fasse passer des parents pour des gens sans cœur et que, par conséquent, la pression sociale prenne le dessus sur la volonté parentale. Qu’obtiendrions-nous ? Des enfants gâtés. Une société telle que celle-ci nourrit tous les désirs de ses jeunes générations et fabrique des egos déséquilibrés du côté du serpent. Et ce dernier est éminemment terrestre.

Vous l’avez deviné, cette société existe, c’est la nôtre, basée sur le « modèle » américain. Elle aboutit à une impasse obligatoire, celle de la limite des ressources.

D’un autre côté, vous pouvez refuser le progrès et le confort et baser l’éducation de vos enfants sur l’apprentissage d’un rituel et de règles sans les justifier. A ce titre, la vie peut se dérouler selon une suite d’interdictions destinée à fabriquer un cadre strict de comportement. Ici aussi, on court à l’échec du projet, une vie exclusivement religieuse ne se justifie pas dans un cadre terrestre comme nous l’avons vu plus haut.

Alors comment faire ?

L’arbre de la science du bien et mal… L’arbre du juste équilibre entre le bien et le mal.

Dire non à un enfant est un mal apparent immédiat mais un pari sur un bien à venir, à savoir, celui de fixer une limite morale à un être qui n’en comporte aucune. C’est le pari auquel fut confronté le premier homo sapiens. Devenir un homme sans repère parental de référence. A ce sujet, de plus en plus de chercheur pensent que nous sommes le produit d’un « accident évolutif » et la génétique répond déjà à cette question en affirmant qu’il y eut une Eve mitochondriale et un Adam Y. Et donc qu’il y eut une première mutation dont les parents furent des hominidés différents aux repères moraux différents. Autant dire que ce fut compliqué d’apprendre ou de fixer ces nouvelles limites.

Mais aujourd’hui ? Quelles excuses avons-nous après deux guerres mondiales qui servirent à des egos monstrueux à déterminer lequel avait le plus long zizi… Pas beaucoup et pour tout dire, aucune. Nous fabriquons des déséquilibrés à la chaîne et nous les gavons de ce qu’attend l’une ou l’autre de ces énergies, ces âmes, selon qu’elles aiment des sucreries abstraites ou concrètes mais rarement les deux à la fois.

Le challenge (mot d’origine française, inutile de prononcer tchallindge) est là, devant nos yeux, à la fois simple et extrêmement compliqué. Il nous faut réinventer une spiritualité équilibrée où les deux âmes se mettent au service l’une de l’autre. Mais l’objectif final est clair et passe par une mutation énergétique où une partie de l’âme serpent devient un greffon de l’âme céleste afin de contrer sa maladie la poussant à la mélancolie et à la perte de conscience.

Quant à l’âme serpent, qu’a-t-elle à gagner ?

L’éternité ! Car dans la grande lutte que se livrent les deux énergies depuis la nuit des temps, il y a le fossé infranchissable de la jalousie. Une de nos âmes est nonchalante mais éternelle, l’autre est toute en force mais périssable.

Allez, je ne l’ai pas fait exprès mais je viens de vous raconter l’histoire authentique de Caïn et d’Abel telle que vous ne l’avez jamais entendue. Croyez-le ou pas mais la réparation du monde passera par la réconciliation des deux frères à condition qu’ils se mettent au service l’un de l’autre au point de fusionner. Car il arrive aussi qu’une âme parvienne à tuer l’autre et c’est ce que nous verrons la prochaine fois.

 

JRB le 16/04/2018

Liens : Caïn et Abel

Le serpent dans Eden

Adam et Eve

 

 

 

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