Entre le marteau et l’enclume (le marteau, partie 1)

ENTRE LE MARTEAU ET L’ENCLUME

Ce monde ne part pas vraiment en vrille, détrompez-vous.

Il est le même que celui qu’ont connu nos ancêtres récents ou lointains. Seuls la technologie informatique et la mondialisation le rend plus visible.

Car chaque fois, au cours de notre histoire, nous avons délégué notre pouvoir de décision à une caste limitée de fous, de conquérants, de fanatiques, de diplomates, ou plus récemment, d’hommes politiques ou de banquiers.

Nous pensions pouvoir leur faire confiance en faisant semblant de croire leurs discours.

En vérité, c’est notre flemme qu’il faut incriminer.

L’Homme désirant la paix est malheureusement devenu un fainéant de l’engagement et du combat. Il ne peut plus concevoir la guerre ou la révolution pour aboutir à la paix.

La seule cause à cette paralysie est la peur, brandie depuis des millénaires comme une oriflamme du monde, oui, une flamme d’or pour gouverner la Terre tandis que nous nous pariions d’une flemme sans limite.

Nous avons accepté le mensonge universel, c’était notre seule issue pour ne pas sombrer dans la dépression de notre ego collectif. Et pourtant, aujourd’hui, que reste-t-il de notre identité ? Presque rien.

Nous ne sommes plus Corses, Basques, Bretons, Alsaciens, Béarnais, Picards, Normands, Chtimis, Auvergnats, Savoyards, Bourguignons, Provençaux, Phocéens, Aquitains et tous ceux que j’oublie, nous ne sommes même plus des Français de souches puisque le vocable moralisant d’aujourd’hui, nous l’interdit. A juste titre d’ailleurs, puisque une souche a besoin de la terre pour se fixer et que même ça, nous acceptons de le perdre.

Même notre tradition spirituelle basée sur l’amour tend à être remplacée par une autre, prenant sa source dans la force et dans le déni de la différence.

Nous en sommes responsables.

Nous n’avons aucune excuse car du haut de notre passivité, quarante siècles nous contemplent, ébahis par notre lâcheté à remettre dans les mains des « méchants », le devenir de nos âmes.

Parlons-en de l’âme !

Comment savez-vous que ce que vous faites dans vos vies dépend de vos âmes et non d’un quelconque système mécanique contraint par la nécessité ou par la peur ?

Vous n’êtes pas obligés de le croire, peu m’importe d’argumenter, l’âme ne peut se trouver vraiment que dans l’exercice de la volonté.

A quoi croyez-vous que servent les jeûnes religieux ?

A expérimenter votre volonté sur votre intendance corporelle.

Exerçons-nous notre volonté quand nous laissons faire les destructeurs politiques d’identités ?

Pas le moins du monde…Nous n’obéissons qu’à l’antithèse de l’essence de l’âme, la peur.

Tous nos arguments servent à nous justifier en prenant exemple sur nos hommes politiques dont les mensonges deviennent nos références.

Même quand la pilule est impossible à avaler, nous nous cachons derrière des phrases comme : « mais qu’est-ce que je peux y faire ? »

Vous voulez que je vous dise ?

Ça ne va pas vous plaire.

Vous n’aurez aucun moyen de vous cacher derrière une structure ou un groupe, c’est une décision individuelle.

Votre droit de vote n’est plus une arme, il a été terrassé par le mensonge démocratique. On vous a fait croire qu’il était votre passeport pour la liberté alors que votre choix se résume à vous retrouver entre le marteau et l’enclume. Nous le savons tous mais nous préférons nous dire que c’est toujours mieux que le reste d’un monde où la guerre et les souffrances sont omniprésentes. Alors, nous avons laissé faire…encore…

Quoi, il faut prendre les armes et abattre des politiques ?

Les médias se chargeraient de vous faire passer pour des déments. Ce n’est pas la solution.

Il faut se poser les vraies questions.

Qui détient le pouvoir ?

Les hommes politiques ? Oui, en partie.

Les militaires ? Oui, en partie.

Les entrepreneurs ? Oui, en partie

Les religieux ? Oui, en partie.

Les banques ? Oui, en partie

Mais de quoi ont tous besoins ces ayatollahs de la puissance personnelle ?

D’argent !

Nous avons fait de cette valeur totalement virtuelle l’équivalent de Dieu. Et pour quelle raison ?

Parce que c’est joli !!!!

Et si vous ne me croyez pas, demandez-vous pourquoi l’or a toujours été la valeur étalon de l’humanité à tel point que lorsqu’on découvre une source d’énergie indispensable, on l’appelle « or noir ».

Est-ce aussi utile ?

Bien sûr que non, l’or sert en bijouterie de façon quasi exclusive. On en trouve un peu dans l’informatique (presque rien) et un soupçon dans les visières des astronautes comme ce tableau le révèle si bien.

PArt de l'or dans nos besoins
Demande d’or dans le monde

Si vous ôtez le registre financier et la bijouterie, vous pouvez en conclure, qu’à part l’électronique et la dentisterie et encore, dans de faibles proportions, l’or ne nous sert à rien.

C’est un roi sans valeur réelle autre, que celle de contenter la vue ou d’être caché au plus profond des coffres, un peu comme la reine d’Angleterre.

Pourtant notre monde meurt de cette conception transcendante de ce que doit être la véritable valeur.

Et notre argent ne vaut pas mieux. 99, 9% des échanges financiers mondiaux passent par l’informatique et tous les gouvernements s’échinent à faire disparaître le papier monnaie.

En fait, c’est toute notre vision humaine qui doit changer.

En commençant une histoire financière basée sur la rareté, on a introduit tous les autres maux contemporains : les délocalisations, la rentabilité, la productivité et j’en passe…

La raison première, c’est que la possession d’or aboutit systématiquement à la spéculation. Il y a quelques centaines d’années, pour faire rentrer de l’or, les Nations démunies partaient à la conquête de celles qui en possédaient comme une forme de spéculation foncière.

Mais à l’époque, nous avions des excuses car l’invention de la monnaie nécessitait la production de métal et ceux qui n’en avaient pas avaient du mal à commercer avec les pays étrangers. Ceci dit, l’échange de marchandises fonctionnait très bien, cela s’appelait du troc.

Il fallait donc fixer des valeurs d’échange entre les produits et l’argument de la rareté a toujours permis d’avoir une position de force dans la négociation, cela s’appelle encore de la spéculation.

Curieusement, alors que l’argent est devenu totalement irréel, on aurait pu penser que la raison nous aurait guidés vers un choix civilisationnel plus juste en répartissant les richesses.

C’est exactement l’inverse qui se passe.

Pourquoi ?

La raison principale tient dans notre manière de produire cet argent virtuel.

En France, par exemple, jusqu’en 1973, la Banque de France battait notre monnaie. La dette n’existait pas.

Depuis cette époque, elle a perdu toutes ses prérogatives et, en général, quand on a affaire à cette institution, c’est qu’on est interdit bancaire ou surendetté. Napoléon doit vraiment se retourner dans sa tombe.

En fait, globalement, la Banque de France ne sert plus à rien. Ce sont les banques privées qui font office de fournisseurs.

Quand vous ouvriez un compte bancaire et y déposiez un euro, la banque pouvait, à une époque encore raisonnable, réinjecter 9  euros sous forme de crédit. Autrement dit, un euro réel (gagné par votre travail) permettait de produire 9 euros totalement fictifs.

D’où viennent-ils ? Que représentent-ils ? Mystère !

Mais l’appétit des banquiers, étant insatiable, a fait voler en éclat cette règle. Aujourd’hui, c’est open bar.

Un euro réel donne…euh…ben en fait, on n’en sait plus rien du tout.

C’est la raison pour laquelle les banques se bagarrent autant pour vous attirer chez elles. Plus vous êtes nombreux, plus elles peuvent s’enrichir.

C’est cet argent crédit, sans existence réelle, qui alimente, avec vos impôts, les caisses du gouvernement.

Cela signifie qu’années après années, les budgets votés alourdissent la dette en obligeant l’état à s’endetter en toute connaissance de cause puisqu’il ne met pas fin à ce système répugnant.

Chaque politicien le sait et chacun de ceux qui ont souhaité, un jour, touché à ce système, ont été soit discrédités (ça ne s’invente pas), soit éliminés.

Merci à Mr Giscard d’Estaing et à Mr Pompidou pour cette loi de 1973, vous êtes les plus grands traîtres de l’histoire de France.

Je ne vous remercie jamais assez de m’avoir fait penser pendant des années que la dette française prenait sa source dans le premier choc pétrolier et de m’avoir pris pour un con à ce point quand j’étais encore en cours d’économie au lycée.

Alors me direz-vous, comment fait-on pour se sortir de ce traquenard ?

Voter Mélenchon, Le Pen ? Non, merci. Leurs existences arrangent le monde politique actuel en auréolant les partis « honorables » d’une sorte de valeur refuge, comme l’or qu’ils représentent si bien.

Dynamiter les banques comme en Corse ? Non, ça ne permet pas de remonter à la source du problème.

Fonder un nouveau parti politique ? Je vous donne six mois avant qu’il ne soit gangréné par les adeptes du pouvoir à l’instar de ceux qui existent déjà.

Faire une grève de la faim ? A part pour retrouver la ligne, tout le monde s’en fiche complètement.

Il n’y a qu’une seule solution possible.

Arrêter de payer les impôts.

Je vous avais bien dit que cela ne vous plairait pas.

Pourtant, un monde sans impôt est possible avec la technologie actuelle et, pour une fois, l’ordinateur servirait à autre chose qu’à se faire mousser sur Facebook.

Si nous sommes capables de produire de l’argent-dette, il n’y a aucune raison pour que nous ne puissions pas produire un argent-utile.

Seule condition sine qua non, la fin de toute spéculation synonyme de rareté et d’inflation (surplus de la demande sur l’offre donc, rareté).

Les conséquences sont dantesques :

 

  • Fin des banques privées
  • Fin de la bourse
  • Le taux d’intérêt disparait.
  • Mais aussi les taux d’épargne
  • Le crédit à intérêt est remplacé par un prêt à commission fixe.
  • La rareté n’est plus l’étalon de l’économie
  • Fin de l’impôt
  • Fin des prestations sociales remplacées par une rémunération citoyenne fixe à vie.
  • Fin de la spéculation immobilière.
  • Fin du travail au black

 

Et ce ne sont que quelques-unes des conséquences directes.

Au lieu de cela, afin de verrouiller un peu plus votre liberté d’agir, le gouvernement est en train de voter une loi vous interdisant de payer plus de 1000 euros en liquide soit disant pour contrer le terrorisme et ce, quelque jours après avoir autorisé la mise sur écoute légale de toute la population.

Il a bon dos le terrorisme.

Avec nos hommes politiques, ces grands défenseurs des droits de l’homme (riche), aucune révolution française n’aurait pu avoir lieu. Ils sont la version républicaine de Louis XIV.

Enfin, non, je pense plutôt qu’ils sont celle de Louis XVI.

Ainsi, la France brandissant son panneau « je suis Charlie » a obtenu ce qu’elle voulait, un « patriot act à la française » suivi d’une mesure monétaire destinée à suivre vos moindres achats.

Bienvenu en 1984, ou dans le meilleur des mondes, c’est selon votre choix.

Vous allez rire, peu importe, mais nous étions prévenus depuis des millénaires car les problèmes d’aujourd’hui sont aussi ceux d’hier.

Si vous connaissez les psaumes de David, alors vous devez vous demander qui sont ces méchants dont il parle tout le temps.

Certains versets font état de méchants volants des pauvres.

Quel voleur peu averti que celui qui vole un pauvre ? Le véritable voleur cambriole une maison dont il sait qu’elle peut contenir des objets de valeur ou de l’argent.

En vérité, le voleur qui vole des pauvres est celui qui fait peser sur eux un poids financier auquel ils ne peuvent se soustraire.

Et quel est celui dont il est impossible de se soustraire ?

L’impôt.

Le méchant est celui qui utilise le mensonge et l’asservissement des populations par l’impôt.

Je n’aimerais pas être un homme politique aujourd’hui, même David les exécrait.

 

Suite dans la deuxième partie

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