Béréchit (Les Premiers à l’honneur)

Dans l’article sur le Nom Divin, j’avais approché cette notion. Le texte que nous appelons « la Genèse » s’appelle « Béréchit » en Hébreu et signifie, premier.

Qu’est ce que cela veut dire ?

Tout commence avec le premier verset du premier Livre.

le premier verset de la torah
Béréchit bara Elohim et hashamayim ve et haaretz

La traduction littérale est la suivante : Premier créa Élohim et les cieux et la terre. Le premier mot conditionne toute l’étude du Livre. Il indique l’angle sous lequel le lecteur doit envisager cette section. Ainsi, il devient clair que chaque personnage révèle un « premier » dans son genre.

Mais ce verset révèle autre chose d’extraordinaire que les grands pontes des différentes religions ont du mal à envisager. Dieu, dans tout ce qu’il a d’universel, n’est pas Élohim. Ce dernier est une création au même titre que les cieux et la terre, même si, dans l’ordre du texte, il précède ceux-ci. Et pour cause…

Imaginez que vous soyez un architecte. En fabriquant vos plans, vous devrez tenir compte de tout un tas de règles qui n’y figureront pas. Par exemple, la gravité. Il va de soi, pour tout un chacun, qu’un mur doit être parfaitement vertical pour être le plus viable possible, que le poids d’une toiture exerce une force vers l’extérieur et que, si celle-ci est trop importante, il faut renforcer les murs qui doivent la recevoir. etc etc.

Ce sont des calculs fondamentaux qui figurent dans l’étude du bâtiment et non dans le plan final. Dans ce premier verset de la Torah, c’est pareil. Avant de fabriquer de l’énergie (des cieux) et de la matière (la terre), il faut des règles d’élaboration. Je vous le donne en mille, Élohim !

Élohim est un pluriel, ce qui a fait fantasmer bon nombre d’ufologues fanatiques qui voient ici le geste créatif d’extraterrestres. La vérité est moins fantasmagorique, je vous l’accorde mais toute aussi extraordinaire.

Élohim est une casquette divine au même titre que le métier d’architecte n’est qu’une facette d’un homme dont la fonction sociale est d’être « architecte ». Mais cela n’indique ni sa valeur de père, ni ses autres vies sociales, ni sa moralité. C’est une fonction.

Ainsi, pour tordre le cou à l’idée qu’Élohim soit Dieu, il faut bien comprendre que tout ce que nous entreprenons n’est possible qu’en observant des règles naturelles universelles. Élohim, ce sont les forces de la natures prises dans leurs plus immenses définitions.

Et nous comprenons maintenant pourquoi le texte commence par le mot « béréchit ». C’est aussi pour nous guider vers le premier reflet de l’action divine en ce monde. Tout passera par les règles de la nature et l’exception à ces règles n’y existe pas !

Vous comprenez peut être à présent pourquoi dans mes lIVRES, j’affirme qu’Élohim est impitoyable, sans compromis. Parce que ce n’est pas sa fonction ! C’est aussi la raison pour laquelle le miracle n’existe pas dans une religion authentique. C’est peut être décevant pour vous mais si on voit un peu plus loin, on ne peut qu’être rassuré. En comprenant les règles de la nature et en les respectant, on agit dans le vrai sens d’une conduite spirituelle. Et nous croyons encore avoir inventé l’écologie…

Mais attention, ceci n’est qu’une parcelle du message. Le mot « béréchit » révèle encore bien d’autres choses encore plus profondes que je n’aborderai pas aujourd’hui. En attendant, rien qu’avec ce premier aspect, on peut déjà changer le monde.

Jean-Robert Barrouquere le 11/12/2018

Une réflexion sur « Béréchit (Les Premiers à l’honneur) »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.