« Preuves » de l’existence de Dieu ?

Preuves de l'existence de Dieu
Le nom divin, imprononçable

La foi ? Preuve de l’existence de dieu ?

Combien de fois ai-je lu de quelqu’un voulant affirmer la présence du divin, que seule la foi permettait de la connaître, d’en faire l’expérience et que c’était une preuve indéniable. A ceci, je réponds non. La notion de preuve est l’antithèse de celle de foi. En aucun cas, la croyance ne peut remplacer la preuve d’autant qu’elle peut disparaître aussi vite qu’elle est arrivée. Bien souvent, la foi est un palliatif à la souffrance et permet d’endurer un moment difficile. Aussi, le manque d’épreuve ou la surabondance peut transformer le croyant incorruptible en athée le plus belliqueux. Ah, ego, quand tu nous tiens…

En parcourant des sites religieux qui affirment tous que Dieu existe, vous ne trouverez aucune preuve concrète de cette réalité. Pourtant, les preuves de l’existence de Dieu abondent. Comme d’habitude, elles ne se trouvent pas là où on les croit.

Pour ma part, la foi en tant que telle ne m’intéresse pas. Elle est simplement un témoignage du mur de l’ignorance. Je m’explique. Pour trouver des preuves, il faut chercher, apprendre, comprendre et réfléchir. Même en approfondissant au maximum, on se heurte à un mur infranchissable : celui de l’inconnu. A partir de là, les connaissances accumulées servent à déduire une orientation à donner au projet.

Il en va de même pour l’origine de ce Projet. Les physiciens ont beau remonter le temps jusqu’à des seuils infimes après la Création du monde, ils ne pourront jamais répondre à la question du « avant ».

Et si je parle encore de la Création du monde, c’est parce que c’est dans cette lecture, précisément, que vous retrouverez une abondance de preuves de l’existence de Dieu. D’ailleurs, nous avons vu hier que c’est Élohim qui fut créé en premier et qu’il représente les règles et les forces de la nature au sens large. Or, tout l’épisode de la Création est régi par Élohim et il n’a cure de la foi. Concrètement, cela signifie que c’est dans les évènements naturels décrits par la Genèse (Béréchit) que les réponses se trouvent.

Preuves de l’existence de Dieu ?

Ici, aujourd’hui, je vais vous en donner une, générale, qui est la base de l’expérience que vous pouvez faire du Projet. Si demain, vous décidiez de lire le texte de la Création et que vous découvriez que tout ce qui est décrit est vrai car cela correspond à notre savoir actuel et aux preuves scientifiques que nous possédons, il vous faudra vous poser une question obligatoire. Qui savait cela ?

Vous devriez même être plus précis, sachant que la Torah fut écrite, avec certitude, il y a 2300 ans, avec de très grandes probabilités, il y a 2500 ans, avec de bons indices, il y a 2800 ans, et enfin, avec une certaine logique, il y a 3200 ans. Bref, la torah n’a pas été écrite par les physiciens, paléontologues, climatologues…actuels et pourtant, elle décrit parfaitement les évènements marquants de la naissance de l’univers jusqu’à aujourd’hui et j’en ai la preuve !

Invariablement, vous reviendrez à cette question. Qui savait il y a 3200 ans ? (Et ça marche aussi avec 2300 ans). Selon les connaissances de l’époque, la réponse est personne.

Alors, quand vous aurez exploré les différentes options envisageables, vous serez obligés d’en venir à la question suprême.

Existe t-il une volonté suprême qui a transmit cela ? Et quand vous serez encore obligé de répondre oui, et que vous serez fier de savoir que Dieu existe, que votre ego peut enfin reposer dans un endroit adapté, il vous tombera dessus une volée d’autres questions qui ne lâcheront pas vos neurones d’une semelle et en premier, la principale : pourquoi ?

Je vous assure que vous prierez Dieu de ne plus posséder que la corde de la foi à votre arc, tant le fait de croire est bien plus reposant. Mais le problème, c’est que la croyance seule est l’antithèse du projet. Nous ne sommes pas dans un film américain à la c… où les héros vous parlent de foi comme si c’était une condition sine qua non à la réussite d’une liaison Dieu/Homme. Au contraire de ce cliché débile, la croyance favorise l’esclavage spirituel et ce n’est pas notre époque qui me démentira.

Et l’esclavage ! C’est LA chose que la Bible vous met en garde de ne jamais accepter. Alors quoi, Dieu passe son temps à libérer un peuple témoin, et nous, au XXI ème siècle, on le passerait à s’enchainer ? Parce que tous les types de croyances sont néfastes à vos vies tout comme celle qui fait penser qu’un nouveau produit au marketing performant va changer votre vie. C’est de la religion au sens le plus péjoratif qui soit.

Et je vais même aller plus loin. L’histoire nous a appris que c’est quand le peuple témoin/échantillon de Dieu a basculé dans l’ultra religiosité qu’il a expérimenté les tourmente les plus terribles. Or, notre monde est ultra religieux. Les dévots se sont transformés en ultra consommateurs ou en ultra croyants de la science sans éthique, de la politique, du marketing et j’en passe.

La vérité, c’est que nous voulons être pris en charge comme des enfants sans effort de compréhension personnel. Or, cela ne marche pas comme ça. Pour reprendre en mains nos vies, il faut chercher et étudier par nos propres moyens et arrêter de penser que Macron lave plus blanc ou que des fils de la race divine vont nous sauver.

Mais cela, sans retrouver une véritable éthique, nous n’y parviendrons pas. Et je vais insister, aucun gourou ne vous la donnera, c’est à chacun de la découvrir et de l’adopter par l’étude. C’est individuel.

Jean-Robert Barrouquere le 12/12/2018

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Béréchit (Les Premiers à l’honneur)

Dans l’article sur le Nom Divin, j’avais approché cette notion. Le texte que nous appelons « la Genèse » s’appelle « Béréchit » en Hébreu et signifie, premier.

Qu’est ce que cela veut dire ?

Tout commence avec le premier verset du premier Livre.

le premier verset de la torah
Béréchit bara Elohim et hashamayim ve et haaretz

La traduction littérale est la suivante : Premier créa Élohim et les cieux et la terre. Le premier mot conditionne toute l’étude du Livre. Il indique l’angle sous lequel le lecteur doit envisager cette section. Ainsi, il devient clair que chaque personnage révèle un « premier » dans son genre.

Mais ce verset révèle autre chose d’extraordinaire que les grands pontes des différentes religions ont du mal à envisager. Dieu, dans tout ce qu’il a d’universel, n’est pas Élohim. Ce dernier est une création au même titre que les cieux et la terre, même si, dans l’ordre du texte, il précède ceux-ci. Et pour cause…

Imaginez que vous soyez un architecte. En fabriquant vos plans, vous devrez tenir compte de tout un tas de règles qui n’y figureront pas. Par exemple, la gravité. Il va de soi, pour tout un chacun, qu’un mur doit être parfaitement vertical pour être le plus viable possible, que le poids d’une toiture exerce une force vers l’extérieur et que, si celle-ci est trop importante, il faut renforcer les murs qui doivent la recevoir. etc etc.

Ce sont des calculs fondamentaux qui figurent dans l’étude du bâtiment et non dans le plan final. Dans ce premier verset de la Torah, c’est pareil. Avant de fabriquer de l’énergie (des cieux) et de la matière (la terre), il faut des règles d’élaboration. Je vous le donne en mille, Élohim !

Élohim est un pluriel, ce qui a fait fantasmer bon nombre d’ufologues fanatiques qui voient ici le geste créatif d’extraterrestres. La vérité est moins fantasmagorique, je vous l’accorde mais toute aussi extraordinaire.

Élohim est une casquette divine au même titre que le métier d’architecte n’est qu’une facette d’un homme dont la fonction sociale est d’être « architecte ». Mais cela n’indique ni sa valeur de père, ni ses autres vies sociales, ni sa moralité. C’est une fonction.

Ainsi, pour tordre le cou à l’idée qu’Élohim soit Dieu, il faut bien comprendre que tout ce que nous entreprenons n’est possible qu’en observant des règles naturelles universelles. Élohim, ce sont les forces de la natures prises dans leurs plus immenses définitions.

Et nous comprenons maintenant pourquoi le texte commence par le mot « béréchit ». C’est aussi pour nous guider vers le premier reflet de l’action divine en ce monde. Tout passera par les règles de la nature et l’exception à ces règles n’y existe pas !

Vous comprenez peut être à présent pourquoi dans mes lIVRES, j’affirme qu’Élohim est impitoyable, sans compromis. Parce que ce n’est pas sa fonction ! C’est aussi la raison pour laquelle le miracle n’existe pas dans une religion authentique. C’est peut être décevant pour vous mais si on voit un peu plus loin, on ne peut qu’être rassuré. En comprenant les règles de la nature et en les respectant, on agit dans le vrai sens d’une conduite spirituelle. Et nous croyons encore avoir inventé l’écologie…

Mais attention, ceci n’est qu’une parcelle du message. Le mot « béréchit » révèle encore bien d’autres choses encore plus profondes que je n’aborderai pas aujourd’hui. En attendant, rien qu’avec ce premier aspect, on peut déjà changer le monde.

Jean-Robert Barrouquere le 11/12/2018