L’aile ou la cuisse (Créationnisme contre évolutionnisme)

L’aile ou la cuisse (LE lIVRE)

Depuis un an et demi, j’essaie de faire comprendre comment ce monde s’articule entre matière et spiritualité, entre l’aile ou la cuisse.

La nature de l’un ou de l’autre n’est pas tout à fait ce que l’on croit. J’en suis arrivé à une probabilité immense que notre espace « visqueux » est une exception dans le Monde.

Nous ne sommes qu’une toute petite partie limitée à la pointe d »un triangle inversé, tout en bas, dans une invagination spatiale appelée « univers ».

Ce que vous touchez n’est que la partie durcie d’une énergie. Toute la création matérielle de ce monde était guidée, au départ, par l’acquisition d’une masse pouvant agir avec les forces fondamentales.

Quelque part, « on » a créé les conditions pour qu’un jour puisse apparaître cette équation :

E = mc²

L’énergie est proportionnelle à la masse d’un objet multiplié par la vitesse de la lumière au carré. Plus votre masse est grande et plus l’énergie développée est importante. Mais ce qui est important, c’est que cette équation associe la masse et la vitesse comme si ces données étaient liées.

Pour ma part, c’est le cas.

Certes, je ne suis pas physicien et j’aurais bonne mine d’avoir à rentrer dans les détails.

Ce que je sais, c’est que plus vous vous rapprochez du big bang et moins cette équation fonctionne.

La raison, c’est que plus vous êtes proche de l’origine et moins il existait de matière et donc de masse.

Il n’y avait plus de règle proportionnelle entre l’énergie et la masse. Autrement dit, la vitesse perd tout son sens et vous le savez comme moi, la vitesse est un rapport entre la distance et le temps.

Est-ce à dire qu’au commencement, il n’y avait ni temps, ni distance car la masse n’existait pas ?

Oui.

Vous venez de rentrer dans l’éternité divine. Dieu est éternel car dans l’état éthéré du Monde, le temps n’existe pas. Tout est instantané.

Mon intuition est que Dieu EST le monde et que nous en sommes des participants actifs comme des cellules d’un corps mais avec une conscience et une volonté. Un jour, nous avons dysfonctionné. Il fallait nous soigner plutôt que de nous éliminer par une métaphore chirurgicale céleste.

L’amour divin, c’est que même le plus petit artisan du corps est important. La dernière cellule de votre intestin grêle est sujette à toutes les attentions de Dieu si elle a la plus infime chance d’être guérie.

Comment vous dire cela ?

Dieu aime son propre cancer et fera tout pour éviter l’ablation si tant est que le cancer exprime la volonté de se guérir.

Je sais, cela fait bizarre de parler comme cela mais il faudra vous y habituer. Pour un humain, le cancer n’a aucune conscience car nos cellules sont des fractions simples de nous-mêmes.

En êtes vous si surs ?

Chacune de vos cellules renferme trois types d’ADN, le classique, l’adn mitochondrial, spécifique à vos mitochondries, et l’arn messager, celui qui travaille à la réplication et à la bonne copie de votre adn.

Cela revient à dire que chacune de vos cellules contient le code de toute votre personne et donc de tout son fonctionnement, un peu comme si chacun d’entre nous avait la connaissance de toute la planète inscrit dans son cerveau. J’avoue que ce serait pratique mais cela existe dans une version moins innée.

Dans notre cas, cela s’appelle l’apprentissage. Mais ce serait une drôle d’expérience.

Imaginons, vous êtes médecin. Chaque jour, vous rencontrez des patients et remplissez votre rôle. Dans le même temps, vous sauriez ce que les militaires, les architectes, les physiciens font. Mais la perspective est encore plus vaste.

Votre génome vous permettrait de vous mettre à la place des poissons, des lions, des oiseaux, des lézards (du serpent?) car il renferme une partie commune.

Ainsi, chaque rôle et chaque fonctionnement vous seraient connus.

Vous seriez liés et religieux au bon sens du terme.

Est ce que l’évolution seule (Darwin) peut faire cela ?

Elle peut le faire en partie seulement.

Pour faire simple, Dieu crée, la terre perfectionne. Dieu emmène sur le bon chemin, les règles de la nature donnent les jambes pour le parcourir. Jacob en sait quelque chose…

Oui, je vous entends encore crier à l’hérésie anti darwinienne et je vous comprends.

Durant ces dernières décennies, c’est l’évolution et la sélection naturelle qui sont les bases de notre apparition. La nature teste et choisit la solution la plus adaptée.

Tout ce que j’ai lu sur le sujet est unanime, il n’y a pas d’autre moteur de l’évolution génomique. La pression de sélection du milieu est si intense qu’elle contorsionne l’adn jusqu’à ce qu’il intègre le remède à la contrainte du milieu.

Je souscris en partie à ces allégations.

Je les réfute catégoriquement en ce qui concerne certaines créations qui ne s’expliquent que par une intervention extérieure.

( Parenthèse : Je vais régler le cas des extra terrestres tout de suite. Si vous admettez qu’ils ont eux-mêmes subi leur propre évolution selon les mêmes règles darwiniennes (quoi d’autre?), alors il vous suffi de mettre votre psychisme à la place de celui de vos petits hommes verts pour essayer de comprendre ce qui peut motiver des aliens. La réponse est rien ! Si vous n’êtes pas capable de prévoir sur des centaines de millions d’années alors eux non plus, aussi intelligents soient ils. Pardonnez moi encore de désillusionner la plupart d’entre vous mais il faudra un jour m’expliquer pourquoi une espèce darwinienne mais hautement technologique pour être parvenue jusqu’ici, se préoccupe de créer ou d’étudier un homme qui n’a pas plus de valeur que nous n’en accordons à une fourmilière sur laquelle nous marchons.

Cela ne veut pas dire que les extra terrestres n’existent pas, cela signifie qu’on ne les a jamais rencontré. La seule raison pour laquelle une race extra humaine se cacherait de nous par éthique, ce serait de l’ordre du même divin dont il est question sur ce site et donc, cela ne changerait rien à notre problème actuel, c’est à dire, d’où venons-nous ? Pourquoi ?Comment se réparer ?

Fin de la parenthèse )

Bonne nouvelle ! Que des petits hommes verts existent ou pas, cela ne change rien à notre rôle à venir et ils ne sont pour rien dans notre création.

Il ne peut y avoir qu’une intervention divine à l’origine de certains aspects de notre monde.

Prenons l’exemple du 5 ième jour :

20 Dieu dit: « Que les eaux fourmillent d’une multitude animée, vivante; et que des oiseaux volent au dessus de ta terre, à travers l’espace des cieux. » 

21 Dieu créa les cétacés énormes, et tous les êtres animés qui se meuvent dans les eaux, où ils pullulèrent selon leurs espèces, puis tout ce qui vole au moyen d’ailes, selon son espèce; et Dieu considéra que c’était bien.

Nous rentrerons dans le détail quand nous étudierons la totalité du 5ième jour. Aujourd’hui, je souhaitais juste en dégager un aspect : les oiseaux qui volent et ce qui vole au moyen d’ailes.

Toute cette introduction pour en arriver à une énigme totale qui ne peut s’expliquer que par une intervention directe dans le génome de certaines espèces : l’aile.

C’est un paradoxe à lui tout seul. L’aile fiche en l’air, c’est le cas de le dire, toute la théorie de Darwin.

On peut imaginer certaines choses que je vais illustrer par deux poissons :

l'aile ou la cuisse
La sole

On peut aisément imaginer comment se passe l’évolution d’une sole. Ses habitudes alimentaires et éthologiques la poussant à se plaquer sur le fond marin contraignent ses yeux à une migration sur un seul côté du corps. Dans son cas, ses yeux sont encore positionnés curieusement de façon asymétriques comme s’ils n’avaient pas achevé le processus.

l'aile ou la cuisse
La limande

La limande sole, quant à elle, possède deux yeux bien symétriques sur le dessus de la tête. Sa bouche est encore de travers comme celle de la sole. Certainement la prochaine étape de son évolution.

Peut être serait il intéressant d’étudier l’œil comme moteur évolutif prioritaire et puissant avant même l’outil de l’alimentation lui-même ?

Bref, ce que je dis ici, c’est qu’effectivement, l’évolution fonctionne. C’est un processus plus ou moins long par laquelle une spécificité s’acquiert par la transformation progressive d’un outil. Cela signifie que cet outil fonctionne dans toutes les étapes de sa transformation sinon, l’animal ne devient plus adapté !

Dans le cas de notre sole, cela sous entend qu’elle a du passer par une étape ou un de ses yeux était sur le front ou le menton et que cela n’était pas un handicap pour sa survie…

J’espère que vous comprenez où se situe l’enjeu.

L’aile échappe totalement à cette logique.

L’aile existe ou n’existe pas mais elle ne peut pas être formée par une succession de moignons plus ou moins plumés jusqu’à ce qu’elle devienne fonctionnelle.

Avoir des ailes veut aussi dire que l’animal perd ses bras. Or, la nature ne remplace jamais des bras opérationnels par deux moignons inutiles en attendant des millions d’années qu’ils soient aptes à supporter le poids d’un corps dans les airs.

Cela sous entend tellement d’autres modifications…

Un corps allégé, des os creux, une aérodynamique, l’invention de la plume, un sens pour se diriger en 3D et tellement d’autres choses encore…

L’invention de l’aile est impossible dans la théorie évolutionniste.

Pourtant, je ne la rejette pas.

Cette Création possède deux aspects comme je l’ai dit par ailleurs.

Elle est intérieure et extérieure en même temps.

Dieu crée des règles qui ouvrent sur la diversité infinie. La nature, elle, retient le probable et l’utile. Dieu crée le germe, la nature apporte plus ou moins l’eau.

En ce sens, le germe est malléable et adaptable, il a les règles inscrites en lui mais il ne peut basculer dans des conditions extrêmes instantanées. Il lui faut le temps de se plier aux éléments.

La vrai clé que je voulais vous dévoiler ici, c ‘est que dans la Genèse, Dieu nous montre exactement où son action s’est situé dans l’évolution du monde.

Chaque fois qu’il a créé !

1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.

21 Dieu créa les cétacés énormes, et tous les êtres animés qui se meuvent dans les eaux, où ils pullulèrent selon leurs espèces, puis tout ce qui vole au moyen d’ailes, selon son espèce; et Dieu considéra que c’était bien.

27 Dieu créa l’homme à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa.

Voilà, c’est tout pour ces 6 étapes. L’immense création, c’est la première, tout y était intégré. Ensuite, ce sont les réajustements dont je parlais par ailleurs. Nous y retrouvons l’aile (pas n’importe laquelle) et nous y voyons l’homme. Pourtant, une des figurations les plus connues du darwinisme humain est celle-ci :

l'aile ou la cuisse
L’homme de Darwin

Elle est d’une débilité sans nom. Elle est l’exacte raison de la problématique humaine dans Eden. On ne voit que ce qu’on a envie de voir.

Ainsi, si je retiens ce schéma comme l’aboutissement de toutes nos connaissances sur l’évolution. Le bassin d’un singe s’est subitement modifié pour accepter la station debout de l’hominidé. Darwin lui-même dit que c’est impossible. Le processus est lent à moins d’admettre une pathologie accidentelle s’inscrivant durablement dans les gènes. Cela ne tient pas la route.

Si ce schéma était vrai, il faudrait y intégrer un espèce intermédiaire avec un bassin à l’ouverture intermédiaire. Ce pourrait être le fameux chaînon manquant que beaucoup cherchent dans la sphère oro-pharyngée.

C’est avant tout au niveau de la hanche que le bas blesse.

J’ai retrouvé un dessin dont l’auteur s’est carrément fendu d’un maillon impossible :

l'aile ou la cuisse
Le papy de Darwin

Vous pouvez me donner la durée de vie de celui-ci ?

Il ne peut ni monter aux arbres, ni avoir les avantages de la station debout. Il est condamné dès la naissance à se promener comme un vieillard.

Et le suivant alors ? Celui qui marche avec les genoux pliés !

Si la nature était passée par cela, il n’y aurait jamais eu d’homme moderne.

Si j’imaginais le même dessin trompeur pour l’oiseau, voilà ce que cela donnerait :

L'aile ou la cuisse
Du dino à l’oiseau

Vous êtes convaincu ?

Pas moi.

Il est temps de se rendre à l’évidence. Il n’y a pas de choix à faire entre l’aile ou la cuisse. Cette Création doit réunir et non diviser. Nul n’a la vérité absolue. Il ne peut exister Darwin sans Dieu comme il ne peut y avoir de création adaptée sans évolution.

Je suis content pour vous.

Vous venez de rentrer dans la vraie religion pour la première fois de votre vie, vous venez de relier les éléments entre eux.

(Vers extrait du lIVRE)

Méfiez-vous de l’intention

Méfiez-vous de l’intention

S’il existe bien un domaine où l’homme échoue à approcher de la vérité, c’est bien dans celui de l’intention. Méfiez-vous de l’intention.

 

Méfiez-vous de l'intention ? Celle-ci est claire...
The Trump hotel Las Vegas.

L’actualité le démontre chaque jour au sujet des dirigeants de ce monde. Le dernier exemple est celui de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump.

Comme vous le savez (ou pas), vous êtes sur un blog non juif qui soutient Israël et sa pérennisation. En tant qu’étudiant en Torah, j’affirme même que c’est une nécessité pour nous tous si nous voulons accéder à un niveau de conscience suffisant pour comprendre la Volonté Immense qui se cache derrière la création de ce monde.

Cette volonté porte le nom de « Dieu », terme générique dans lequel l’être humain englobe tout et n’importe quoi. Que dit le Larousse ?

(Au singulier ou au pluriel, avec une minuscule, et un féminin, déesse) Dans les religions polythéistes, être supérieur doué d’un pouvoir surnaturel sur les hommes ; divinité : Les dieux des Romains.

Représentation d’une divinité : Des dieux en pierre.

Personne à laquelle on voue une sorte de vénération, un attachement passionné, ou que l’on considère comme supérieure : Ce sportif est leur dieu.

Objet, chose, idée que l’on place au plus haut dans la hiérarchie des valeurs et à quoi on sacrifie tout : Le dieu dollar.

 

Vous l’aurez compris, avec une définition pareille, il est difficile de comprendre le concept. Ici, se trouvent mélangés, pèle mêle, les notions d’êtres supérieurs, de représentations, d’idoles humaines ou d’objets devenus sacrés par l’importance qu’on leurs donne.

Pourtant, dans la Torah originale, le mot « Dieu » n’est jamais utilisé en tant que tel. En Hébreu (pardonnez-moi encore de vous rappeler que la Torah est Juive), nous lisons les noms de l’entité à laquelle le texte fait référence à un moment précis de l’histoire. Ainsi, quand il s’agit d’évoquer les forces de la nature ou les règles de ce monde, c’est le nom « Elohim » qui est utilisé. C’est un pluriel, ce qui a perturbé un grand nombre d’exégètes, mais il se justifie par le fait que notre univers est caractérisé par son équilibre produit par un grand nombre de forces microscopiques et macroscopiques, inviolables et implacables dans leurs applications.

Ceci est un exemple mais vous percevez ici qu’il ne peut être question d’intention à ce niveau. Une force est une force, calculable et reproductible, elle devient alors un sujet d’étude pour les différentes sciences humaines.

Mais dans la Torah, parler d’Elohim représente le niveau spécial de l’inéluctabilité car il existe une loi sans exception qui veut que Dieu ne viole jamais les règles de la nature (de l’univers) pour fanfaronner, par le miracle, auprès du petit humain ébahi.

Bien entendu, c’est totalement faux. L’Etre Suprême accomplit son plan mais il doit donner l’apparence du plausible selon nos propres critères. Ainsi, le véritable miracle tient plus dans du statistiquement exceptionnel  que dans de la magie. Prenez l’exemple de Moïse, c’est l’enchainement de tous les « hasards » naturels qui tient du miracle et non un évènement en particulier.

L’autre nom le plus connu de Dieu est IHVH. Les Juifs l’appellent Hachem (le nom) pour ne pas avoir à le prononcer et ainsi, prendre le risque de l’utiliser à tort et à travers, à l’appui du mensonge, comme le précise le troisième commandement que voici :

6 (3) « Tu n’invoqueras point le nom de l’Éternel ton Dieu à l’appui du mensonge; car l’Éternel ne laisse pas impuni celui qui invoque son nom pour le mensonge.

Ce verset est très intéressant en juxtaposant les deux noms les plus utilisés pour le Créateur. Ici, IHVH est l’Eternel alors que « ton Dieu » peut se simplifier par « ton Elohim ». Cela démontre bien une complexité plus importante que le simple fait d’utiliser le mot « Dieu » à toutes les sauces. Et ici, je ne rentrerai pas dans les détails de toutes les autres variantes du nom divin utilisées dans la Torah.

Elohim, c’est ce qui est visible et perceptible pour l’humain. Il s’agit de l’émanation d’IHVH, un peu comme un corps. IHVH en est donc l’âme, l’énergie interne et intime. Tout comme vous qui êtes composés d’un corps associé à une volonté, du moins dans la version originelle.

Si Elohim ne juge pas l’intention car ce n’est pas sa fonction, IHVH, lui, l’observe de près et je vais prendre un exemple.

Imaginez un homme qui lutte pour une cause et pourquoi pas, une cause humanitaire. Chaque jour, il prend du temps pour participer à une association qui distribue des denrées à des gens dans le besoin. Il consacre tout son temps libre à aider les autres et force l’admiration de ses voisins et amis. Ceci est un homme bon et généreux aux dires de tous. Dans la version Elohim de cette histoire, c’est tout à fait juste.

Cet homme est un saint.

Mais il en existe une autre, moins consensuelle, moins jolie, soumise à un autre jugement, celui d’IHVH. Dans celle-ci, cet homme nourrit son ego de la satisfaction qu’il retire de son action humanitaire. Son travail lui pèse, il n’est pas forcément gratifiant, mais son temps associatif lui procure une belle vision de lui-même qui n’est pas forcément la bonne.

En poussant l’exemple à l’extrême, certaines personnes en tireront même une jouissance personnelle.

Cet homme a raté sa mission terrestre.

Si je vous donne cet exemple en le restituant dans un contexte toraïque, c’est pour vous montrer que tout n’est pas aussi simple qu’on le croit au niveau de la simple observation et à celui des règles qui gouvernent ce monde. Dans un registre plus profond, l’intention n’est jamais aussi claire que l’émanation, y compris (et surtout) pour celui qui tente de la comprendre pour lui-même. Voici d’ailleurs à quoi sert la Torah, à servir de fil conducteur à l’âme humaine, celle qui doit exercer une volonté bien dosée sur un corps soumis à ses propres contraintes.

Et c’est un équilibre extrêmement difficile à conquérir. Ceci demande une force qui transforme la créature en être humain.

Maintenant, si nous revenons au sujet de départ, croyez-vous toujours qu’un homme, qui a nourri son ego jusqu’à outrance toute sa vie, puisse prendre une décision aussi importante concernant Israël, sans intention cachée ? Sans nourrir un serpent quelconque ? Sans que l’on puisse envisager le pire ?

Nous avons l’expérience de la politique américaine depuis la seconde guerre mondiale. Pour garder les idées claires et éviter de heurter ceux qui admirent cette nation au-delà de la mesure ou par simple intérêt, je vais éviter le débat sur l’origine des finances du parti nazi et sur la connaissance de l’univers concentrationnaire exterminatoire que les alliés avaient durant la guerre.

Prenez simplement la dernière guerre en Iraq sous l’impulsion envahissante d’une famille texane dont l’avant, avant dernier représentant avait financé le parti… (Oups, désolé, je ne voulais pas en parler…)

N’était-il pas clair pour le monde entier que le désir affiché était de combattre pour la liberté et lutter contre le terrorisme ? Quand Colin Powell fit son numéro de publicitaire en menaçant l’ONU avec une fiole « remplie d’anthrax », ne fît il pas la preuve de l’abominable perspective d’une guerre totale horrible ?

Comment déclencher une guerre... Méfiez-vous de l'intention
Colin Powell et son dernier prélèvement nasal.

Et quel fut le résultat ? Des milliards, comme ceux que gagnèrent Halliburton (KBR) dont le patron était Dick Cheney, un conseiller de George W Bush, et d’autres milliards encore pour le Carlyle Group, une nébuleuse militaro-energético-financière très liée à la même famille et j’en passe.

Et si nous parlions de la Corée, du Viet Nam, de l’Amérique du Sud, de la première guerre en Iraq, de la Somalie, de l’Afghanistan, de la Lybie (avec Sarkozy), de la Syrie… Et de tous les autres évènements dont le lien ne serait pas aussi clair avec les USA mais qui n’ont profité qu’à eux ?

Pourtant, Sherlock Holmes le dit, cherchez à qui profite le crime pour trouverez l’assassin. Or, l’assassin, avant d’être confondu, est toujours innocent, et toute l’enquête sert à prouver l’intention qui donne l’impulsion à son passage à l’acte.

Quelle est l’intention des dirigeants américains depuis qu’ils se sont aperçus qu’ils allaient être les acteurs privilégiés de ce monde ? Le fric, et ceci est invariable comme un axiome en mathématiques.

Alors quelle peut être l’intention de Donald Trump ?

Le désir de voir le grand Israël se construire ? Celui de redonner un Temple à l’esplanade ? De réparer l’injustice que l’occident perpétue depuis des lustres contre ce peuple ?

Si vous le pensez, c’est que vous ne tenez pas compte de l’histoire du monde ou que vous ne voulez pas le faire.

L'ego et la tour, un grand classique, méfiez-vous de l'intention
The Trump World Tower

Revenez juste à la Syrie et à la lutte contre Daesch, qui en fut le véritable artisan tandis que le fils El Assad se faisait tailler des croupières par l’EI ? La Russie de Poutine. Et si vous avez oublié ce qu’est un Russe, je tiens à rappeler que c’est celui qui gagna vraiment la seconde guerre mondiale en payant le prix fort tandis que les Américains attendaient 1944 pour voler au secours de leur premier allié historique, la France, sans laquelle ils seraient peut-être encore une colonie anglaise.

Mais ne vous méprenez pas, je n’ai aucune haine contre les Américains, ce que je désigne du doigt, ce sont ses dirigeants. Je regrette simplement que le markéting idéologique se soit substitué au simple bon sens d’un peuple et que ce dernier ne soit pas plus critique.

Toutefois, je ne vois aucun hasard dans le fait qu’au succès de la Russie sur Daesch se substitue à présent une décision aux vertus retentissantes à l’échelle planétaire.

Il faut aussi savoir que lorsqu’on parle de diplomatie internationale, on n’exprime nullement la volonté d’un seul mais celle d’un président et de ses conseillers. Or, aucune décision de cet ordre n’a pu éviter des débats internes au sein de l’équipe présidentielle. Ceci veut dire qu’en prenant ce parti, ils savent exactement où ils veulent aller car ils ont pesé chaque implication que pouvait avoir cette annonce. Et ils ont décidé de la faire au risque de voir Israël à feu et à sang.

Vous savez, dans la Torah, il n’y a pas plus dangereux que l’ami qui devient un ennemi ou encore que l’ennemi se cachant derrière l’ami. Le persécuteur, le fou, le dément notoire peut retarder le plan divin et le contrarier, mais l’ami/ennemi peut le ruiner. Bizarrement, quand c’est l’ennemi qui devient ami, c’est tout le contraire, il peut même donner son nom à un chapitre biblique tant ce parcours est compliqué mais méritant.

Donald Trump s’affiche en ami mais l’impact immédiat, c’est de remettre Israël sur le pied de guerre alors que depuis deux ans, les tensions se calmaient petit à petit. Tout ceci était calculé sans le moindre doute.

Mais dans quelle intention ?

Dans mon article précédent, je parlais de messianisme et de la volonté des rois et dirigeants occidentaux de se voir comme des représentants du divin sur Terre, des élus de Dieu dans leurs missions terrestres. Peut-être avez-vous entendu parler du syndrome de Jérusalem ? Chaque année de nombreux cas se manifestent en se déclarant « messie » devant le Kotel, le mur occidental.

Les Israéliens ont enfin trouvé un traitement, en une seule prise, celle de l’avion du retour au pays où les symptômes disparaissent. Mais pour certains, la maladie est nourrie à la base par une image falsifiée d’eux-mêmes qui sera entretenue et sur gonflée aux grés de leurs succès professionnels et/ou politiques. Et si le succès se résume à devenir l’homme le plus puissant de la planète, vous imaginez les dégâts.

Bush n’était préoccupé que par l’argent, il n’était pas milliardaire avant d’accéder au pouvoir suprême.

Mais Trump l’était déjà, et il ne lui reste plus qu’à conquérir la place d’élu de Dieu.

La tour, le lion , le trône, tout un programme, méfiez-vous de l'intention
La symbolique devrait être une science…

Au fait, j’ai oublié de vous le dire, j’aurais peut-être dû commencer par-là, Trump est presbytérien. Il s’agit de la même obédience religieuse qui boycotte certaines entreprises trop proches d’Israël. Et vous doutez toujours de ses intentions ?

Pas moi.

Méfiez-vous des intentions.

 

Jean-Robert Barrouquere 09/12/2017

Reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël

Reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël

Reconnaissance de Jérusalem-Tombe de Zacharie
Tombe de Zacharie à Jérusalem au pied du mont des Oliviers. Photo JR Barrouquere 10/2017

Donald Trump, le très contesté président des Etats Unis, évoque la possibilité d’implanter son ambassade dans la ville sainte. De fait, il déclare ouvertement la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël .

L’évènement est trop important pour qu’un étudiant en écritures bibliques n’en parle pas sur son blog.

Mais connaissant un peu les Américains pour avoir étudié leur histoire, je ne peux m’empêcher d’être méfiant envers cette nation, encore plus sensible que les autres au pouvoir des armes et à la théorie darwinienne du « plus fort gagne ».

Or, clairement, après ce coup de force politique, il n’existe que deux options de compréhension.

La première se veut sincère et dénote, dans ce cas, que ce président est vraiment stupide et egocentrique au point de penser qu’il résoudra le problème seul, de façon autoritaire et unilatérale.

La deuxième relève d’un machiavélisme rarement atteint sauf peut-être par les affreux texans qui eurent les rênes du pouvoir dans « le pays de la liberté ».

Dans les deux cas, Israël est piégé.

Pour ma part, en 2017, c’est la première année que je voyageais là-bas en me disant que le pays était paisible. Ni heurts, ni hostilité, notre séjour fut vraiment lisse et tranquille.

En 2014, lors de mon premier voyage, la situation était très tendue au point qu’elle déboucha sur l’envoi de plus de 3000 missiles depuis la bande de Gaza.

En 2015, c’est l’intifada des couteaux qui débuta à deux pas de l’endroit où nous logions à Jérusalem.

Alors, cette année, je m’attendais encore à d’autres événements sans pour autant que cela perturbe notre décision de revoir cette terre et ses habitants.

Rien… Tout allait bien.

Tout allait trop bien, peut-être.

Dans mon cas, vous vous en doutez si vous êtes lecteurs de mes lIVRES, j’affirme que Jérusalem doit être la capitale d’Israël non pour d’obscures raisons politiques mais simplement parce que c’est dans la nature des choses dans un pays destiné aux descendants de Jacob.

Bien sûr, j’ai d’autres arguments sensés, qui ne relèvent pas d’un calcul politique savant mais du simple bon sens de l’homme moral.

Ne croyez-vous pas, qu’après des siècles de persécutions dont le paroxysme se révéla en Allemagne jusqu’en 1945, que les Nations (chrétiennes et musulmanes) auraient pu s’entendre pour accorder cette terre, dont la superficie n’excède pas celle de la Picardie, à ce peuple qu’on a tant spolié au cours des âges ?

Une terre de la taille de la Picardie…Faites le calcul de ce que cela représente à l’échelle mondiale…20770 km²…Sur environ 150 000 000 de km²… Soit 0,01384666666% de la surface des terres émergées du globe.

Est-ce que cela n’aurait pas été une décision sage de la part de l’ONU si en plus elle avait pris en compte une large et honnête compensation pour les populations déplacées ?

Au lieu de cela, les Nations Unies ont créé une nouvelle poudrière qui ne tarda pas à exploser dès 1948 et ce, jusqu’à aujourd’hui au point qu’on fait de cette région un des endroits où la paix du monde est le plus compromise.

Nous sommes vraiment sérieux là ?

La paix du monde ? Rien que cela ?

Oui et tout démarre du mensonge le plus éhonté.

Ce qui fait que Jérusalem est si important aux yeux des Nations, c’est sa position de ville sainte pour trois religions monothéistes.

En ce qui concerne l’islam, Jérusalem n’est même pas citée une seule fois dans le Coran…

Dans le christianisme, je vous rappelle pour mémoire que Jésus était Juif. Oui, désolé pour ceux à qui ce détail aurait échappé mais Jésus, le dieu incarné des chrétiens était Juif… Il connaissait très bien la Torah et ne pouvait donc pas ignorer les commandements donnés à Moïse.

1 Alors Dieu prononça toutes ces paroles, savoir:

2 (1) « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, d’une maison d’esclavage. (2) « Tu n’auras point d’autre dieu que moi.

3 Tu ne te feras point d’idole, ni une image quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux au-dessous de la terre.

4 Tu ne te prosterneras point devant elles, tu ne les adoreras point; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui poursuis le crime des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième générations, pour ceux qui m’offensent;

5 et qui étends ma bienveillance à la millième, pour ceux qui m’aiment et gardent mes commandements.

 

Quel dieu incarné serait-il s’il ne prévoit pas que son image pourrait servir d’idole pour des générations d’hommes ? Jésus aurait-il à ce point oublié les commandements de son Père ?

Cela vous semble-t-il cohérent ? Bien sûr que non !

Si Dieu fait une alliance pour la pérennité de son projet, il ne la fait pas à la légère en commettant une erreur au sujet du peuple avec lequel il la passe. Ou alors, envisageriez-vous que Dieu puisse commettre des erreurs ? Qu’il soit imparfait ?

Que Jésus ait existé ne fait aucun doute pour moi mais je n’en ai pas plus quant au fait qu’il puisse être un dieu. La réponse est non, il s’agit de l’antithèse même du projet divin qui veut que l’Homme, le vrai, arrête de croire sans preuve et sans passer par la connaissance du monde.

Si vous voulez des preuves, je vous en fourni des dizaines dans mes lIVRES. Si c’est de la croyance que vous cherchez, tentez plutôt l’église ou la mosquée, vous y trouverez peut être la foi mais jamais la vérité pour une raison très simple à comprendre.

La foi ne peut être que la conséquence de la connaissance et non l’inverse. Aussi brillant et cultivé que vous pourriez être, vous serez automatiquement confronté à la barrière de l’inconnu et, à ce stade, c’est votre cerveau qui vous fournira les axes de foi indispensables à l’acquisition des qualités qui feront de vous un individu complet. Une de ces qualités est l’humilité car, au moment où on prend conscience de la cohérence du projet divin et de sa sagesse infinie, on est obligé, chaque jour, chaque heure, chaque minute de vivre en sachant qu’il existe plus grand que soi-même. Tout comme une cellule si elle prenait conscience du tout auquel elle participe. C’est un frein naturel qui se met en place et il sert aussi à ne pas choper le melon dès qu’on se sent mis en avant par les évènements de vie.

Surtout en ce qui concerne le pouvoir.

Voici une des missions la plus difficile pour l’Homme et force est de constater qu’il a échoué lamentablement dans ce domaine à une exception près relatée dans la Bible. David, le deuxième roi d’Israël est l’archétype de l’Homme de pouvoir qui parvient à garder les pieds sur terre grâce à sa connaissance de la Torah et du projet divin. Grâce aussi au fait qu’il fut brisé dès son jeune âge et que son ego ne prit pas le mauvais chemin.

Ce que j’essaie de vous dire, c’est que les Trump, Poutine, Macron, Merkel et consorts ne résoudrons jamais le problème, bien au contraire, ils vont l’amplifier, car au fond d’eux-mêmes, ils cherchent ce que tous les rois et empereurs du monde occidental ont poursuivi de leurs vœux depuis que Jésus est devenu un dieu, le messianisme.

Chacun, à sa manière, pense qu’il est le messie de l’humanité et qu’il va la sauver et chacun devient comme le roi Saül, le premier roi d’Israël, imbu de lui-même dès que son pouvoir est menacé ou que ses décisions sont contestés.

Ne pensez pas que je dénigre ces gens pour le plaisir de le faire. Certes, je ne leur accorde aucune confiance car leurs véritables intentions n’apparaissent jamais dans leurs discours et qu’ils poursuivent des buts plus mafieux qu’humanistes. Mais, à leurs décharges, en se hissant à ce niveau de responsabilités, ils sont confrontés à la terrible puissance de leurs egos et perdent systématiquement ce combat, comme nous le ferions tous, sans apprendre les limites auxquelles chaque Homme authentique devrait se soumettre, celles du bon sens et de l’objectivité.

Trump va autant aux toilettes que vous alors de quel droit se permet-il de juger une situation à l’ombre de son ego en mettant en jeu la vie de millions de personnes ? Honnêtement, un type qui placarde son nom en haut de ses tours ? Cela ne vous rappelle rien ?

En France, les citoyens responsables en ont élu un autre qui sortait d’une banque d’affaire…

Mais franchement, que personne ne se plaigne, à force de suivre la voix de celui qui gueule le plus fort, nous n’avons que ce que nous méritons.

Et le mérite, ce n’est pas un vain mot dans la Bible. Ce monde est dur et seuls ceux qui résisteront aux sirènes mafieuses et traverseront leurs vies en gardant une éthique plus forte que leur ego, parviendront à en connaître les secrets. Pour les autres, et bien qu’ils continuent à regarder BFM TV…

Jérusalem, capitale d’Israël, oui.

Trump, ami d’Israël ? Non. Il vient de faire un beau cadeau empoisonné au monde mais je lui souhaite de comprendre qu’il n’est que le maillon d’un projet le dépassant à un point qu’il n’imagine même pas encore.

 

Jean-Robert Barrouquere